Historique des 38e Rugissants
Les musiques du monde contemporain
En 1989, naissait à Grenoble une manifestation qui allait devenir en quelques années un des premiers festivals européens consacrés à la création musicale.
Se démarquant de l’image institutionnelle de la musique contemporaine de la fin des années 80, le Festival 38e Rugissants a, par l’originalité de sa démarche artistique, très vite conquis un large public, séduit les artistes et les professionnels, intrigué puis attiré les responsables institutionnels et
acquis une reconnaissance internationale dans le domaine des musiques de
création.
Opéras, oeuvres symphoniques et lyriques, théâtre musical, musiques improvisées, spectacles pluridisciplinaires intégrant la danse ou les arts visuels, projections électroacoustiques, performances et installations sonores, ont permis de sensibiliser un large public à la diversité des approches actuelles de la création sonore et musicale.
En 21 ans à Grenoble et en Isère, les expérimentations les plus audacieuses ont trouvé de nouveaux espaces de réalisation et renouvelé l’approche du public en investissant l’espace urbain et les sites naturels : opéra subaquatique pour public immergé (« Chrysallis », de Michel Redolfi – 92), récitals d’oiseaux et d’insectes (Bernard Fort – 90 – 04), concerts gustatifs pour l’oreille et le palais (Thierry Besche – 95), musiques pour espaces sidéraux (« le Noir de l’Etoile » de Gérard Grisey – 92) ou profondeurs telluriques (« Cantus Umbrarum » de Light Wave – grottes de Choranche – 98), Symphonie de clochers à l’echelle d’une ville entière (« Campana » de Llorenç Barber – 00), concert de public (Pierre Sauvageot – 03)…
Sensibles aux nouvelles « migrations des esthétiques » liées à l’accroissement des échanges artistiques au niveau mondial, le festival à été un des premiers à initier des créations « transculturelles », associant des artistes du nord et du sud, opérant un pont entre tradition et modernité.
De ces rencontres, sont nés de nombreux projets qui ont ensuite parcouru le monde : « Autres Contacts » de J.P. Drouet avec Adama Dramé et Les Percussions de Strasbourg, « Amakwaya », de G. Dazzi, rencontre d’un choeur francais et sud africain, « Les douze Lunes du Serpent » de F.B. Mache avec les Percussions de Taïwan, « Endless Trails » d’A. Brizzi rassemblant des artistes français, indien, finlandais et brésilien autour de la transe, « Transtambourins » de C. Rizzo, rassemblant des tambourins d’Inde, d’Europe, du Moyent-Orient et du Brésil…
De plus, la programmation du Festival à donné une part importante aux arts sonores et numériques, a donné leur place à des projets artistiques basés sur Internet, puis expérimenté les « Satellite Cabarets », concerts en réseau. Ils ont relié ainsi Grenoble à Johannesburg (01) et Salvador de Bahia (02), pour des performances et créations à distance et en temps réel par liaison numérique haut-débit.
Se démarquant de l’image institutionnelle de la musique contemporaine de la fin des années 80, le Festival 38e Rugissants a, par l’originalité de sa démarche artistique, très vite conquis un large public, séduit les artistes et les professionnels, intrigué puis attiré les responsables institutionnels et
acquis une reconnaissance internationale dans le domaine des musiques de
création.
Opéras, oeuvres symphoniques et lyriques, théâtre musical, musiques improvisées, spectacles pluridisciplinaires intégrant la danse ou les arts visuels, projections électroacoustiques, performances et installations sonores, ont permis de sensibiliser un large public à la diversité des approches actuelles de la création sonore et musicale.
En 21 ans à Grenoble et en Isère, les expérimentations les plus audacieuses ont trouvé de nouveaux espaces de réalisation et renouvelé l’approche du public en investissant l’espace urbain et les sites naturels : opéra subaquatique pour public immergé (« Chrysallis », de Michel Redolfi – 92), récitals d’oiseaux et d’insectes (Bernard Fort – 90 – 04), concerts gustatifs pour l’oreille et le palais (Thierry Besche – 95), musiques pour espaces sidéraux (« le Noir de l’Etoile » de Gérard Grisey – 92) ou profondeurs telluriques (« Cantus Umbrarum » de Light Wave – grottes de Choranche – 98), Symphonie de clochers à l’echelle d’une ville entière (« Campana » de Llorenç Barber – 00), concert de public (Pierre Sauvageot – 03)…
Sensibles aux nouvelles « migrations des esthétiques » liées à l’accroissement des échanges artistiques au niveau mondial, le festival à été un des premiers à initier des créations « transculturelles », associant des artistes du nord et du sud, opérant un pont entre tradition et modernité.
De ces rencontres, sont nés de nombreux projets qui ont ensuite parcouru le monde : « Autres Contacts » de J.P. Drouet avec Adama Dramé et Les Percussions de Strasbourg, « Amakwaya », de G. Dazzi, rencontre d’un choeur francais et sud africain, « Les douze Lunes du Serpent » de F.B. Mache avec les Percussions de Taïwan, « Endless Trails » d’A. Brizzi rassemblant des artistes français, indien, finlandais et brésilien autour de la transe, « Transtambourins » de C. Rizzo, rassemblant des tambourins d’Inde, d’Europe, du Moyent-Orient et du Brésil…
De plus, la programmation du Festival à donné une part importante aux arts sonores et numériques, a donné leur place à des projets artistiques basés sur Internet, puis expérimenté les « Satellite Cabarets », concerts en réseau. Ils ont relié ainsi Grenoble à Johannesburg (01) et Salvador de Bahia (02), pour des performances et créations à distance et en temps réel par liaison numérique haut-débit.
Ces 21 années ont permis aux « 38e » de produire ou coproduire plus de 150 créations « mondiales » et d’accueillir sur les scènes grenobloises et de l’Isère quelque 3000 artistes venus de toutes les rondeurs de la planète, représentant quelque 600 concerts et spectacles.
Chaque année quelque 10 000 spectateurs investissent les lieux de représentation, franchissent les portes des structures culturelles partenaires sans lesquels le Festival n’aurait pu s’ancrer dans la région grenobloise et trouver les espaces de la création et les outils de la production : scènes nationales, salles de spectacle, musées, bibliothèques, conservatoires et écoles de musique…
En contrepoint du Festival, les 38e organisent depuis 1997 les « Musiques Nomades », cycle de concerts mensuels toute la saison dédié aux musiques du monde, dans leurs grandes formes « savantes » mais aussi dans une dynamique de création et de renouvellement.
La structure 38e Rugissants, au-delà du Festival et des Musiques Nomades, met en oeuvre également toute l’année un ensemble d’activités dédiées aux musiques nouvelles : scènes ouvertes aux jeunes créateurs, projets pédagogiques et de formation, résidences de création, production de CD, cdrom, DVD et documentaires.
Elle est, par ailleurs, de plus en plus sollicitée sur des conceptions de projets, direction artistique et de production, formation, ingénierie culturelle en France et à l’étranger. Elle a initié en Mauritanie, avec le Centre Culturel Français, le Festival des Musiques Nomades de Nouakchott en février 04, première manifestation d’ampleur internationale dans le pays. Elle en assure aujourd’hui la direction artistique et la formation des responsables mauritaniens de l’événement.
En vingt et un ans de créations, de productions et diffusions internationales, les 38e ont contribué à leur façon à renouveler l’image de la création musicale contemporaine affranchie des idées reçues, ouverte aux mutations technologiques et sociales, sensible aux métissages et rencontres avec les cultures du monde, aux collaborations interdisciplinaires et transculturelles.
Ils ont permis d’élargir les publics à la diversité des musiques qui s’inventent aujourd’hui par delà le monde par le plaisir de la découverte et de la rencontre.
Initiés par Benoît Thiebergien en 1989, les 38e Rugissants sont animés aujourd’hui par une équipe permanente. La structure est subventionnée par le Ministère de la Culture, la ville de Grenoble, le Conseil Général de l’Isère et la Région Rhône-Alpes. Elle reçoit le soutien également de la Sacem, la Spedidam, l’Adami, le Fcm, le Cnv, l’Onda, la Métro, ainsi que de nombreux partenaires culturels français et étrangers.
Chaque année quelque 10 000 spectateurs investissent les lieux de représentation, franchissent les portes des structures culturelles partenaires sans lesquels le Festival n’aurait pu s’ancrer dans la région grenobloise et trouver les espaces de la création et les outils de la production : scènes nationales, salles de spectacle, musées, bibliothèques, conservatoires et écoles de musique…
En contrepoint du Festival, les 38e organisent depuis 1997 les « Musiques Nomades », cycle de concerts mensuels toute la saison dédié aux musiques du monde, dans leurs grandes formes « savantes » mais aussi dans une dynamique de création et de renouvellement.
La structure 38e Rugissants, au-delà du Festival et des Musiques Nomades, met en oeuvre également toute l’année un ensemble d’activités dédiées aux musiques nouvelles : scènes ouvertes aux jeunes créateurs, projets pédagogiques et de formation, résidences de création, production de CD, cdrom, DVD et documentaires.
Elle est, par ailleurs, de plus en plus sollicitée sur des conceptions de projets, direction artistique et de production, formation, ingénierie culturelle en France et à l’étranger. Elle a initié en Mauritanie, avec le Centre Culturel Français, le Festival des Musiques Nomades de Nouakchott en février 04, première manifestation d’ampleur internationale dans le pays. Elle en assure aujourd’hui la direction artistique et la formation des responsables mauritaniens de l’événement.
En vingt et un ans de créations, de productions et diffusions internationales, les 38e ont contribué à leur façon à renouveler l’image de la création musicale contemporaine affranchie des idées reçues, ouverte aux mutations technologiques et sociales, sensible aux métissages et rencontres avec les cultures du monde, aux collaborations interdisciplinaires et transculturelles.
Ils ont permis d’élargir les publics à la diversité des musiques qui s’inventent aujourd’hui par delà le monde par le plaisir de la découverte et de la rencontre.
Initiés par Benoît Thiebergien en 1989, les 38e Rugissants sont animés aujourd’hui par une équipe permanente. La structure est subventionnée par le Ministère de la Culture, la ville de Grenoble, le Conseil Général de l’Isère et la Région Rhône-Alpes. Elle reçoit le soutien également de la Sacem, la Spedidam, l’Adami, le Fcm, le Cnv, l’Onda, la Métro, ainsi que de nombreux partenaires culturels français et étrangers.